«Oui à l'environnement, oui à l'ONU» est le credo de la Société suisse pour la protection de l'environnement SPE, de l'Association Transports et Environnement ATE, de Greenpeace, de Pro Natura et du WWF.
Une adhésion à l'ONU permettrait aux organisations non gouvernementales ONG suisses de mieux faire entendre leur voix, a dit Natacha Litzisdorf, directrice de la SPE. C'est aussi une question de bon sens: la Suisse participe à nombre de programmes des Nations Unies tout en se privant du droit de vote ou d'élection. «D'un statut d'observateur, passons à celui d'acteur», a-t-elle souligné.
Pro Natura a rappellé que le Sommet de Rio, organisé en 1992 par l'ONU, avait engendré un boom mondial en matière de création de parcs nationaux et de sites protégés. La Suisse en a aussi bénéficié, a déclaré Otto Sieber, secrétaire général de l'organisation.
Les Nations Unies ont pris des mesures pour combattre le réchauffement de la planète, a souligné Adrian Schmid, de l'ATE. Le Protocole de Kyoto est un bon instrument pour ce combat, qui touche aussi bien la fonte de la calotte glacière que l'immersion de l'archipel de Tuvalu ou le manque de neige dans certaines stations d'hiver en Suisse.
Les cinq organisations de protection de l'environnement, qui affirment représenter 10 de la population suisse, soit 700'000 personnes, ont encore souligné que la question de l'adhésion ne devait pas se limiter à un débat sur la neutralité. Pour elles, cette vision des choses est trop réductrice.
Cinq associations écologistes disent oui à l'ONU
Donnerstag, 10. Januar 2002
Berne - Cinq associations écologistes suisses se sont regroupées
pour soutenir l'adhésion de la Suisse à l'ONU, soumise au peuple le
3 mars. Aucune autre organisation ne peut traiter de manière
globale les problèmes relatifs à l'environnement, estiment-elles.
sk/sda
